dimanche 28 septembre 2008

33. Dreiunddreißig

Revenir de vacances

Me voilà de retour après trois semaines d'ermitage au fin fond des plages de La Maddalena. Oh! La vie n'a pas été si facile qu'on peut le croire malgré l'eau bleue-turquoise, les dauphins, l'ami Willy vu au large, les poissons à vingt mètres sous les pieds dans l'eau claire, les belles températures, le soleil, etc.

Bien au contraire, j'ai souffert de trois semaines d'allergie intense où même les pilules d'allergie italiennes n'arrivaient pas à me calmer entièrement et me jetaient dans un état d'épuissement total. J'ai également joué la mère, fait la vaisselle, le ménage et le lavage plus souvent qu'à mon tour dans un cadre plus ou moins appréciable (mais z'enfin..!) Et puis, le cellulaire à quatre bras l'appel de trente secondes, l'Internet accessible qu'en ville, la ville, qui s'avère être en fin de compte -à mon sens- un petit, petit, petit village, sans clubs, sans lounges et sans discothèques (et de toute façon, pas d'amis pour y aller!) et la population de beaux italiens... ailleurs qu'à La Maddalena... Puis le magasinage... que dans des ChinaShop où le prix des robes pèse fâcheusement sur la conscience...!

Et revenir d'ermitage après trois semaines, dans le monde où nous vivons est vraiment difficile, presque apeurant. Si j'ai eu accès à Internet une fois chaque semaine, ça ne m'a quand même pas empêcher d'arriver à la maison et d'être accueillie par pas moins de 250 nouveaux messages... Haaaaa... la popularité!!!

Hahaha!! Mais non!
Mes vacances en Sardaigne ont été très bien! Les plages, fantastiques et mon expérience en Italie, en général, mémorable! J'ai aussi particulièrement aimé mon séjour en Corse (mon porte-feuille, un peu moins...!)

Je vous en reparle lorsque j'aurais un peu plus de temps!

samedi 6 septembre 2008

32. Zweiunddreißig

Quelques phrases sur l'Allemagne avant mon départ pour l'Italie, où les plages de la Sardaigne et de la Corse m'attendent avec une température moyenne de 25 degrés Celcius..!

- La mode, elle vient de Paris, de Londres, de Prague, de Milan, et se dispersent ensuite partout à travers le monde mais... pour une raison inexplicable, oublie l'Allemagne.

- Un Allemand sexy? Oui, partout. Une Allemande sexy? Come on...!

- J'ai mangé du poulet trois fois et du boeuf deux fois depuis mon arrivée en Allemagne. Les musulmans de l'Allemagne ne sont pas des vrais musulmans.

- Je me réveille avec l'automne, traverse une température printanière, passe ma journée sous un soleil d'été et finit la soirée avec une tuque sur la tête.

- La rage au volant en Allemagne? Non.. ici, on parle plutôt de rage au guidon..!

- Les Allemands appellent peut-être leurs frites "Pommes", il reste que c'est les meilleurs que j'ai jamais goûté.

- Je m'ennuie de Tim Hortons.

- Les Allemands ont inventé le vrai sens de l'expression: "Enterrement de vie de garçon".

- On peut boire de l'alcool dans la rue, à n'importe quel heure du jour, avec n'importe qui et pas mal n'importe où. C'est définitivement un fait qui rend l'Allemagne plus appréciable.

- Les serrures allemandes demandent un poignet d'enfer: ça prend quatre tours pour verrouiller correctement une porte.

- Les lignes d'attente? Connais pas.

- Un morceau de gâteau à 4-5 heures de l'après-midi? Réaction normale de la population allemande.

- Les allemands ont tous appris le français à l'école pendant au moins deux-trois ans, mais leur vocabulaire ne s'étend pas plus loin que: "Bonjour, comment ça va?", "Oui, non.", "Je ne sais pas." et le traditionnel "Voulez-vous coucher avec moi, ce soir." mais ils n'ont qu'une idée vague de la signification réelle de cette phrase...

- Les Allemands sont sexys. Je me répète, je sais. Mais c'est réellement un fait.

mercredi 3 septembre 2008

31. Einunddreizig

Samedi passé, je suis allée visiter la ville de Celle, une petite ville pittoresque à 45 minutes (et 16EUR) de Hannover en train!

Une place publique de Celle


La première mention du nom de Celle remonte en 1248 mais on trouve la présence de la ville sous le nom de "Kellu" en 993, dans une description des frontières sur l'ordre de l'empereur Otto III.

Après une petite promenade dans les jardins du château de Celle, duquel on entreprit, entre les années 1665 et 1680, de changer de style pour un "look" plus baroque, j'ai visité le musée du château où j'ai eu un fun fou à me déguiser en personnage de l'époque avec un guide qui parlait trop bien l'allemand et trop peu l'anglais!

J'ai besoin d'en dire plus?!


Avec un pamphlet rédigé en français -toute une aubaine!- j'ai quand même appris certains trucs sur le château dont, en autre qu'en 1674, on y a construit le superbe théâtre -que je n'ai pas pu visité pour une raison qui dépasse le nombre de mots connus dans mon vocabulaire allemand..! (Mais il est superbe, je le sais, à cause des photos..!)

Cour intérieure du château de Celle


Après une promenade dans les rues et une wurst avec de la serf un peu trop forte (saucisse avec moutarde style wasabi), j'entre dans l'église évangélique luthérienne; Stadkirche St. Marien, construite entre les année 1292 et 1308, mais manque de tact, je suis arrivée en retard de trois minutes pour avoir la chance de grimper dans le clocher haut de 74 mètres (si j'avais visité la tour avant l'église..!) mais j'imagine que trois minutes, ça fait toute la différence pour le trompettiste qui y joue tous les matins (à...?) et soirs (17h30)... N'en faisons pas un drame..!

La tour de la Stadkirche St. Marien


Nef de la Stadkirche St. Marien


Un peu déçue, je continue ma promenade dans le quartier à la recherche d'un endroit tranquille pour manger une crème glacée et/ou boire une bière en lisant mes dépliants. Je ne trouve rien qui me plaît (en fait, il y avait pleins de petits restos sympas mais occupés jusqu'à la dernière chaise ou alors il n'offrait pas le duo que je cherchais: "bière et crème glacée"... oui je sais, c'est bizarre comme duo et un peu normal de ne pas avoir trouver ce genre d'endroit!) et je suis donc revenue sur mes pas pour reprendre le train vers Hanovre.

Visite de Celle tranquille et sympathique, en somme, mais peu de choses vues en fin de compte, étant donné, en autre, l'heure tardive où j'y suis arrivée - 15 heures- et d'une soirée à l'allemande passée avec des amis (terme charmant pour dire "lendemain de veille bien arrosé et gueule de bois")... sans oublié des chaussures de marche joli mais inapproprié...!

Nouveau soulier (à 2,95EUR en passant...!) sur le pavé de Celle


Une ville... à revoir, pour la synagogue construite en 1740 par la paroisse juive, le jardin Français, celui du musée d'apiculture, le centre d'orchidées, le jardin de plantes médicinales et le Wienhaussen (couvent) du 13ième siècle...

30. Dreizig

Dimanche, je suis allée à la plage et comme toute séance de bronzage qui se respecte, une crème glacée s'imposait! Je me suis donc achetée un pop sicle à saveur de mangue exotique -à défaut de pouvoir avoir une crème glacée triple chocolat...! Le gars du Kiosk (dépanneur allemand, si on veut) entend mon accent et lance à la blague:

- Exotic.. like you!
- Oh! Nein! Ich komme aus Kanada!
(Oh non! Je viens du Canada!)
- Ja! Genau! Kanada ist sehr exotic! (Oui! C'est ça! Le Canada c'est quand même assez exotique!)

Hmmm! On n'a pas la même définition du mot exotique!

Das Strandbad Maschsee, La plage du Maschsee

lundi 1 septembre 2008

29. Neunundzwanzig

Le principe des lignes d'attente en Allemagne.

Mordre.
Montrer les dents.
Dépasser.
Pousser.
Agresser.
Insulter.

Tout ce qu'il y a de plus courtois, quoi!

mardi 26 août 2008

28. Achtundzwanzig

En devenant fille Aupair (et peut-être mère), on perd certains talents et qualités qu'on avait jugé acquis...

La cuisine:
S'il y avait une échelle pour déterminer le talent culinaire qui ressemblerait à cela:
Niveau 1: Kraft diner et pizza pochet
Niveau 2: Spaghetti et risotto
Niveau 3: Canard confis et piato misto

Je crois que je me situerais une coche plus haute que le niveau 2. Mais en devenant fille Aupair, je me vois recalée presque au niveau 1. C'est que, même avec un spaghetti primavera de niveau 2 +1 coche, il est possible de tomber en bas complètement de l'échelle.

Voici la chose:
Les pâtes sont presque prêtes, les légumes aussi et l'enfant est en liberté. Pour une raison quelconque, l'envie me prend de commencer un lavage. De toute façon, il reste deux minutes avant que tout soit prêt et puis, le temps nécessaire pour mettre le linge dans la laveuse et la partir est estimé à 1:30 minute, gros max (j'ai eu un entretien avec la machine à laver..! Ça va plus vite!)

Mais voilà que soudain: "BOOM!" J'accoure, tente de rire, de convaincre que le "BOOM" -qui semble quand même en être un gros- ne fait pas mal. Rien à faire. Cherche le toutou qui console. Cherche la bouteille d'eau qui fait du bien. Trouve pas. Pendant ce temps, l'enfant, toujours en liberté parce que, quand même, après un "Boom", on revient sur terre, trouve le moyen d'aller dans la salle à lavage. Panique chez l'Aupair: déréglage de la laveuse, boutons, garde-manger, etc... J'accoure en sens inverse, ramène la petite dans le salon et tente de l'occuper avec un livre trouvé dans une craque du divan. Mais là... le lavage est toujours pas fini... mais les deux minutes par contre....!

Résultat de l'opération: Spaghetti qui colle au fond de la casserole et légumes brûlés! Bonne appétit!

Planifier les besoins d'une activité:
C'est une chose qu'on fait sans y penser. Vous allez au gym, vous vous habillez en conséquence, apportez une serviette, un cadenas et voilà, le tour est joué. Pas plus que n'importe qui, j'excellais dans la planification de mes besoins, oubliant parfois certains trucs, mais rien de très, très grave, en général.

Voilà qu'en devenant Aupair, cette qualité me fait défaut.

Planifier le bain. Me voilà avec la petite sur un bras et le coussin de la table à langer dans l'autre, avec un pyjama, une couche et la crème pour les fesses. Je monte l'escalier, fait couler le bain, prépare la petite, la mets dans l'eau.
Et zou, à peine les deux pieds ont touchés l'eau que je la ressors... Où est le savon? Cherche dans les armoires, fouille un peu puis trouve. Retour dans l'eau...
Zouuuu! Retour sur le plancher; j'ai oublié la débarbouillette.
Et zou, retour dans l'eau. Pour vrai, cette fois-ci.
"Splich-splach", on s'éclate, on joue avec les canards "Nard, Nard" puis zou, on sort de l'eau...

Mais merde... Où est la serviette? Où est la serviette?! La petite, la tête toute mouillée, me regarde presque frigorifiée.

- Oui, oui.. je sais.. j'en oublie des choses, hein?! Bon... allez viens! On va aller chercher la serviette ensemble... en bas... loin, loin, loin.

Et bien évidemment, alors que malgré tous les "splich-splach" fait dans l'eau, j'avais réussi à ne pas me mouiller, voilà que mes efforts sont récompensés par d'adorables câlins... tout mouillé.

Résultat: Petite sèche, linge mouillé et lac sur le plancher... de la salle de bain à l'étage du dessous....

27. Siebenundzwanzig

Depuis un moment, j'aime parlé allemand... enfin.. essayé de parler en allemand parce que j'éprouve de moins en moins de difficultés à communiquer mes idées. Cependant, le manque de vocabulaire est une embûche de taille qui m'amène une frustration presque aussi grande que celle d'un enfant trop petit d'un demi-centimètre pour pouvoir attraper ce qu'il veut.

Cet après-midi, je magasinais (encore) dans un magasin où, quelques semaines plus tôt, j'avais repéré un béret de laine mauve. Le prix m'avait fait hésité à l'acheter et je m'étais promis de revenir plus tard... Cependant, aujourd'hui, il n'y était plus. Mais après avoir fait tous les rangées du magasin sans l'avoir vu, je décide d'aller demander à une vendeuse.

- Bitte... Ich mochte das Hat, aber nicht mit das...
(Pardon.... J'aimerais ce chapeau mais sans ça (le "ça" équivalent à une petite calotte -mot manquant dans mon vocabulaire)

La madame me demande d'attendre, revient un peu plus tard et me sort un discours long comme le bras -où je ne saisis aucun mot... à vrai dire, je me demandais si elle me parlait vraiment...- pour me dire qu'elle n'en avait plus.

Un début de frustration apparaît, mais je n'en fais pas trop un cas et je passe à la caisse. Après avoir scanner mes articles, la caissière m'annonce le prix -que j'avais décidé de comprendre sans regarder l'écran... Cela me prends plus de temps que prévus et impatiente, la caissière me montre de son doigt furieux l'écran: 23,90EUR.
- Entchudigung! Entchudigung!
(S'cusez, s'cusez!)

Je sors du magasin encore un peu plus frustrée... mais bon, pas pour en faire tout un cas. Je me dirige alors vers Idee, un magasin style Omer de Serre. J'arrive à demander -et à me faire comprendre- à une vendeuse si elle a des crayons pour écrire sur du papiers noirs, je trouve tout ce qu'il me faut; de la gouash... ça sonne un peu allemand, mais c'est loin de l'être! Puis je passe à la caisse.

Là encore, mon défi, c'est de comprendre combien ça coûte sans regarder. Je réussis et je suis vraiment fière de mon coup... jusqu'à ce que la caissière me demande, alors que je cherche mon change dans mon porte-feuille:
- Mochest du eine Tüte? (Veux-tu un...?)
- Wi bitte? (Quoi?)
- Eine Tüte? Mochest du eine Tüte?
- Was? Eine... eine was?!
- TÜ-TE!

Et d'un geste impatient (pas la patience incarnée, les Allemands, il semble!), elle me montre un sac de plastique.

- Ha! Entchudigung! Nein!
- English?!
- Ja! Genau!
Et la voilà qui me répète en anglais le 4,50EUR que j'avais déjà compris en me pointant l'écran...

Non mais...! Tüte... tu parles d'un mot... Tasche j'aurais compris mais Tüte... Pffff!

mardi 19 août 2008

26. Sechsundzwanzig

La semaine passée, je suis allée ouvrir mon première compte de banque allemand. Une chose m'a frappé... Alors qu'aux États-Unis, on reçoit un fusil comme cadeau de bienvenue, ici, en Allemagne, c'est des billets de cinémas et un mini-sachet de pop-corn sucré dans un faux emballage de bobines de cinémas...

Différente cultures, différents moeurs...!

25. Fünfundzwanzig

Le vrai sens de: Priorité piéton

Au Québec, le code de la route est régi par le principe suivant: "Priorité piéton". Cependant, entre la théorie et la pratique, il y a une marge assez... importante. Devenu monstre derrière leur Hummer, les Québécois (de Montréal?!) montrent les dents, écument et menacent des yeux les piétons qui osent mettre le pied dans la rue avant qu'ils ne soient passé. Plus souvent qu'à son tour donc, le piéton se retrouve coincé sur le trottoir, à attendre la lumière du symbole piéton qui ne vient jamais.

C'est dans cette état d'esprit -les voitures sont des monstres impatients avec qui on risque la mort- que je suis venue en Allemagne. Mais le principe "Priorité piéton" est aussi en fonction ici. J'ai beau me dire que leur Smart ne ferait pas de mal à Bambi, qu'ils ne roulent qu'à 25Km/h et qu'ils ont quinze fois le temps d'arrêter d'ici la traverse piétonnière, je n'arrive toujours pas à y mettre le pied.

Et lorsque les voitures arrêtent pour me laisser passer, alors que j'ai visiblement arrêté ma marche pour leur céder le passage, c'est une course contre la montre: pas plus de trois secondes sinon, tant pis, de la bouillie de Marilyne sur le pavé de l'Allemagne. Mais finalement, rien, qu'un signe de la main de la part de l'automobiliste en signe de gratitude pour m'être dépêcher et un air d'incompréhension dans mon visage... même chose... à chaque fois.

Traumatisme montréalais, j'imagine...

samedi 16 août 2008

24. Vierundzwanzig

Le Maschseefest est un festival annuel de trois semaines célébré depuis 1986 et qui est très attendu à Hanovre. Des millions de personnes de partout à travers le monde (moi!) y viennent pour se distraire au bord du lac et profiter des spécialités culinaires de la région.

Maschseefest (je tiens la bière de mon amie..!)


Une des spécialités d'Hanovre est une boisson alcoolique composée d'une bière sombre et très fermentée avec un schnaps de 32º. Pour boire, on superpose le verre de bière et celui du schnaps en les coinçant entre nos doigts, de telle sorte que les deux boissons se mélangent ensemble en les buvant. Ça demande un peu d'expérience et de pratique.. un peu aussi comme pour apprendre le nom de cette spécialité...

En fait, la première fois que j'y ai goûté, ce fut au Schützenfest, avec mon père d'accueil. À l'époque, j'appelais ça un schnapp. Ensuite, ce fut lors d'une soirée avec mes amis... J'ai saisi que la première syllabe: Luth. Puis le lendemain, après avoir parler de notre soirée, j'en ai saisi un plus long bout: Lutché.

Quelques jours plus tard, nous retournions au Maschseefest et... tradition veut qu'une autre tournée de.. de quoi? De Lutchéluge.. Lutchélaga? Ok.. une autre tournée de Lutchélaga soit lancée!

Une de nos tournées!


Aujourd'hui, en parlant sur ICQ -mode de communication par excellence en Allemagne-, j'apprends que le fameux Lutchélaga est en fait un fameux lütje lage. Ha bon...

Lutchélaga.
Lütje lage.

Ouin.. ça sonne un peu plus exotique...!

Comment boire du lütje lage avec style!

vendredi 15 août 2008

23. Dreiundzwanzig

Vous savez, quand vous partez vivre à l'étranger, dans une langue inconnue, vous vous attendez à souffrir du manque de communication ou de la difficulté à parler et à obtenir ce que vous voulez vraiment.

Avant de partir, j'avais vraiment réfléchi à la question. Je peux toujours me débrouiller en anglais, que je m'étais dit, mais l'option de passer mon séjour en Allemagne à parler anglais avec des Allemands me semblait un peu... inadéquate et même irrespectueuse vis-à-vis mon contrat d'Aupair et de l'Allemagne.

Je m'étais résignée à "souffrir" de solitude pendant mes premiers mois en Allemagne pour cette raison. La difficulté étant même supérieure puisque je ne peux commencé mes cours d'allemand avant le début du mois d'octobre...

Cependant, la barrière de la langue ne m'a pas empêché de me faire un assez grand réseau d'amis en l'espace d'un mois et même, d'entrée en contact avec des Allemands. (Une p'tite tape dans le dos..! Chapeau Marilyne!)

Autre que la difficulté de me faire des amis, j'avais aussi prévu sur la liste des problèmes dû à la langue celui d'obtenir ce que je voulais, comme dans les restaurants ou les cafés, par exemple. Et malheur à moi, j'ai toujours tendance à demander quelque chose en plus ou en moins sur ma commande... Bref, j'allais souffrir terriblement de ce manque de crème fouettée et de chocolat dans mon moccachino! Mais bon, quand y faut, y faut!

Sinon, outre les amis et le resto, je m'étais prévu des maux de tête et une fatigue constante pour l'effort fourni pour comprendre ce qu'on essaie de me dire... les maux de tête se sont soldés par des sourires compréhensifs et des "hum-hum" attentifs à l'attention de mes interlocuteurs pour leur faire comprendre que je suis la conversation parfaitement... alors que c'est tout le contraire! Et la fatigue est plutôt due à mes heures de dodos limités par ma "double-vie"... soit celle de l'Aupair responsable et celle de la Montréalaise partie découvrir le nightlife en Allemagne avec ses nouveaux amis!

Je m'étais attendue aussi à me sentir frustrer de ne pas comprendre totalement la situation dans laquelle je me trouvais et à saisir les conversations autour de moi. J'avais vu juste mais la frustration est plus grande que ce que je ne l'aurais cru. Résolution du problème: prendre mon mal en patience et philosophie du judo; c'est-à-dire transfère d'énergie. Ma motivation d'apprendre l'allemand est franchement plus grande après avoir passer une dizaine de minutes à tenter de comprendre ce qui se dit autour de moi!

Cependant, malgré toutes les réflexions que j'ai pu avoir sur les difficultés que j'allais rencontré, je n'ai jamais pensé, un SEUL instant, pouvoir me casser la tête autant sur la laveuse et la sécheuse à linge! Je veux dire... Start...! That's it! Quoi d'autre?!

Ben non. Les sécheuses allemandes sont des bêtes à options.
Un jour, j'aurais un tête-à-tête avec elle et assise en face d'elle sur le carrelage, armée de mon dictionnaire, j'essayais de la comprendre...
Un jour...

samedi 9 août 2008

22. Zweiundzwanzig

Carte de crédit:
(24,90 EUR) 40,93 CAN
(19,90 EUR) 32,71 CAN

Ben crotte... une autre bulle de péter!

"POCK!"

jeudi 7 août 2008

21. Einungzwanzig

Hier soir, j'annonce à mes amis une grande nouvelle, toute fière, en allemand:
- Ich nehme die End... die Ant.. die Enschat... die Entscheidune... gung.. dung.... Agggrrrr mehr Deutsch sprechen!

Bien que difficilement dit, ma mère d'accueil, elle, avait compris que j'avais pris la décision de parler plus allemand.
Mes amis non.
Ça a pété ma bulle.

"POCK!"

mercredi 6 août 2008

20. Zwanzig

Mon entourage immédiat vous le diront tous: je suis une Nutelacolique.
Par chez moi, le Nutella s'avale tant le matin, sur un pain que sur des pommes, des raisons, des crêpes ou même, sur mon doigt sans rien.

Il y a deux ou trois jours, j'ai eu une rechute...
J'ai acheté un pot de Nutella.
Et deux jours plus tard, il n'y était plus. (Et je me suis contenue!)

Je pensais que personne ne me comprendrait jusqu'à ce que je vois ça.

Ça me réconforte!

Heureusement que le Nutella est international!

P.S.: Pour comprendre, il faut savoir que ses filles et sa femme sont parties en vacances... mais vous devriez le lire... J'aime vraiment!

mardi 5 août 2008

19. Neunzehn

Tout à l'heure, en mangeant, je me suis pris d'envie d'écouter L'Auberge espagnole (mon film par excellence!) et après quinze minutes d'écoute, un passage m'a marqué:

"Quand on arrive dans une ville, on voit des rues en perspective, des suites de bâtiments vides de sens, tout est inconnu, vierge.

Voilà plus tard, on aura habité cette ville, on aura marché dans ces rues, on aura été au bout des perspectives, on aura connu ces bâtiments, on aura vécu des histoires avec des gens. Quand on aura vécu dans cette ville, cette rue, on l’aura pris dix, vingt, mille fois… dix, vingt, mille fois…

Noms de métro…

Au bout d’un moment, tout ca vous appartient, parce qu’on y a vécu, c’est ce qui allait m’arriver. Et je ne le savais pas encore.

Nom de métro.

Ce truc qui sonnait vaguement sourd s’ajoutait à la longue suite de noms, autrefois bizarre, qu’on traine quelque part dans un coin du cerveau. X c’est doucement glissé à côté de Y et de Z, puis A, B, C….. C’est devenu normal et familier.

Après, bien après, quand on est revenu à Paris, toute galère est devenu aventure extraordinaire. Y’a toujours ce truc idiot ou les jours les pires d’un voyage, les expériences les plus ratées sont celles qu’on raconte le plus aux autres."

Ce passage, avant d'arriver en Allemagne, avait monté au maximum mon niveau d'excitation à l'idée de partir habiter ailleurs. Aujourd'hui, je le vis et bien que ce soit toujours très excitant de se retrouver dans un endroit à "apprivoiser", la joie est ailleurs.

On la retrouve principalement dans le sentiment de familiarité, qui arrive tranquillement, sans vraiment qu'on s'en rende compte. On suit d'abord scrupulement la carte, les indications de directions, on attaque presque les passants lorsqu'un nom de rue n'apparaît pas sur notre bout de papier, convaincu d'être rendu à 25 kilomètres de l'endroit désiré...

Puis tranquillement pas vite, on fait des folies; on ferme la carte et on se perd, une ou deux rues à l'Ouest -pour commencer!- et l'impression de marcher les yeux fermés dans notre propre maison, sans se cogner, nous vient à l'esprit; les yeux grands ouverts, on ne se perd pas et on admire, avec plus d'assurance qu'il y a quelques jours.

Et les noms de métros ou de rues, imprononçables se transforment de Qoque à Kopke à Kröpke... et deviennent ensuite des lieux de rencontre où on sait, avec assurance, encore une fois, qu'on passera du bon temps.

Puis quand on décide d'abandonner à la maison la carte et le dictionnaire (ça fait lourd dans la sacoche et touriste au max..!), alors, la ville n'apparaît plus comme un monstre près à nous gober dans une rue sombre et inappropriée et alors, le sentiment d'être ici, en ville, comme un nouveau chez soi, nous rempli...

18. Achtzehn

La fille aux billets de 50EUR

Depuis un moment, j'ai l'habitude d'aller me chercher un moccachino dans un petit café près de chez moi, les matins où je vais jouer au parc avec la petite. Ça n'a pas pris de temps pour qu'un serveur (Maman, il est gay...) me remarque.

C'est peut-être parce que je commande toujours la même chose, pour emporter (je crois que ce n'est pas commun d'avoir un café "to go" étant donné qu'ils n'ont pas de top... youppi les brûlures!), parce que je suis toujours en guerre avec la petite qui refuse de mettre son chapeau, ou tout simplement, parce que, plus souvent qu'autrement, je paie mon moccachino à 1,50EUR avec un billet de 50... avec une certaine gêne, je dois dire..!

À la poste, aussi, je me suis fait remarqué de cette façon. Pour l'achat de deux enveloppes, à 0,15cents chaque, j'ai dû sortir un billet de 100EUR... C'était ma première fois à la poste... Depuis, la madame et moi, on se connaît bien...!

17. Siebzehn

Être fille Aupair, c'est recevoir de l'amour inconditionnel de la part d'enfants qui ne sont pas les autres.

Ainsi, hier, j'étais assise à la cuisine, quand soudain, la petite fille que je garde vient m'agripper la jambe pour me faire un gros câlin! Elle se frotte le visage sur mes bas de réchauffement, fait des petits bruits franchement mignons puis... renifle...

Ha! Voilà de l'amour inconditionnel des enfants... Utilisé les bas de sa gardienne comme Kleenex! Pourquoi pas...?!

16. Sechzehn

Depuis quelques temps, une tension alimentée par plusieurs sources grandissait en moi.

Je voyais apparaître à fréquence régulière dans mon porte-feuille des billets de 50EUR (chanceuse, hein?!) sans les voir disparaître... Ce n'est pas que le mot économie ne fasse pas parti de mon vocabulaire, mais c'est que j'ai une tendance à être effrayée de voir tant d'argent s'accumuler dans mon porte-feuille.... (Mettons..!)

Ensuite, bien que j'ai dû payé un gros 100$ de surplus de poids pour mes bagages (presque exclusivement remplies de linges et souliers....!), j'avais l'impression de "tourner en rond" dans mon garde-robe...

C'était donc une occasion rêvée de faire une pierre-deux coups: magasiner et dépenser! Vivement l'efficacité!

Mais l'Allemagne n'a pas un rayonnement mondial pour la mode... On ne mettra jamais à égalité Berlin avec Paris... Et encore moins Hanovre avec Londres... T'sé veux-dire..!

Ça m'a donc pris un peu plus longtemps que prévu pour trouver un magasin de linge dans mon style. J'ai rapidement fait le tour, agrippant au passage, robes et chandails, Jeans et T-Shirt et... miracle: je me suis rendue à la cabine d'essayage sans tendinite; avec seulement deux robes, deux chandails et une paire de Jeans.

Mais une fois rendue aux cabines, surprise! Pas de lockers. Je resors aussi rapidement que je suis entrée et me dirige vers d'autres cabines (c'est à ces moments-là que j'aimerais avoir le mot "touriste" écrit juste au-dessus de ma tête pour expliquer mon comportement... un peu étrange!)

Au deuxième cabines d'essayage, même chose... Aucune serrure! D'accord... Les Allemands sont une gang de tous nus qui aiment se montrer ou quoi?!

Riiiiiiiilaxe!

Ça fait trois semaines que je suis en Allemagne et j'ai encore jamais vu d'Allemand tout nu... ça devrait être un bon signe! Et pis... avec les soldes que j'ai sous le bras, ça vaut la peine d'aller essayer les trouvailles..!

C'est donc avec une certaine crainte que je me dirige vers les cabines du fond, celles où peu de personne passe -au cas où..! Après avoir pris des précautions (avoir fait dépasser volontairement mon pantalon en dehors de la cabine!), j'achète une robe (29EUR -ouch!) et un chandail long (19EUR -arrrgg!)

Je passe à la caisse et j'entends un "Neuneuneueun" (charabia auditif habituel encore indéchiffrable...!), je cherche l'écran et vois un magnifique 19EUR! Ma robe est en spécial par dessus quatre ou cinq autres spéciaux!

C'est d'accord, si les magasins économisent sur les lockers pour nous faire économiser, moi j'adopte le principe!

vendredi 1 août 2008

15. Fünfzehn

Apprendre l'allemand rapidement ou avoir l'air nouille

Qu'est-ce qu'on fait quand un gros camion est stationné en plein milieu de la piste cyclable, qu'il y a à peine un mètre entre les barrières piétonnes et le gros camion en question et que juste à côté, il y a un accès (le seul) pour continuer sur la route?

Si personne regarde, on continue sur la piste cyclable.
Si y'a un allemand dans le camion qui vous crie quelque chose, on continue sur la rue...

...pour finalement se rendre compte que le mec qui criait vous disait peut-être de continuer sur la piste cyclable...!

Ha! que j'ai eu l'air nouille..!

mercredi 30 juillet 2008

14. Vierzehn

Choc culturel: Les factures de cellulaire

Recevoir ma facture de cellulaire à Montréal était pour moi un moment d'extrême angoisse, jamais agréable. Bien sûr, recevoir des factures n'est pour personne une partie de plaisir, sauf que moi... j'étais avec Bell.

Je ne sais pas si c'est de la malchance, des mauvais tours du hasard ou de la persécution, mais je ne me rappelle jamais avoir reçu une facture de Bell sans m'être poser de questions, d'avoir eu envie de les appeler et/ou d'avoir bucher un gros 20 minutes à déchiffrer la dite facture.

C'est qu'avec Bell -vous le savez peut-être!-, vous avez vos frais de base, genre 25$, plus frais de 911, frais de 411, frais de réseau et service qui remontent à environ 10$. Ensuite, dans mon cas, j'avais un truc d'Amusement20 à 20$ pour ma boîte vocale, messages textes illimités et autres... mais j'avais également une autre ligne qui s'ajoutait et qui ressemblait à être des frais d'utilisation pour avoir dépasser le nombre de messages textes (supposément illimités...!) ou avoir utiliser Internet (alors que je sais même pas comment y accéder...!). Venait par la suite la ligne des interurbains et une autre encore pour les "doubles-interurbains"...

Ce qui fait qu'avec tout ce charabia, mon forfait de 25$ de base me coûtait entre... 75$ et 250$ par mois...



Pouvez-vous donc comprendre le choc que j'ai eu quand j'ai eu ma première facture de cellulaire à.... 4,04EUR? Et que la seule difficulté rencontrée lors de ma lecture était... la langue allemand?! J'en reviens pas encore..!

dimanche 27 juillet 2008

13. Dreizehn

En fin de semaine, je suis allée dans le petit village de Wiesenburg, surtout connu pour son château (schloss Wiessenburg) située dans l'Est de l'Allemagne. Magnifique fin de semaine où les traditions allemandes se sont succédés l'une après l'autre. Nous y sommes allés pour fêter l'anniversaire d'un ami de ma mère d'accueil.

La seule voiture disponible pour les habitants de l'Est


Nous sommes arrivés en début de soirée. Il y avait déjà quelques invités d'arriver et après avoir été porter nous valises dans nos appartements, (appartements qui donnaient sur le parc du château!), nous sommes redescendus pour manger du chili et boire de la bière.

La fatigue m'a prise vers 23h20 et lorsque j'ai voulu quitter, comme un mouvement de panique a envahi la foule. C'est que, lorsqu'on célèbre l'anniversaire de quelqu'un, il est de tradition de rester éveiller jusqu'à minuit. Pour me "maintenir éveiller", on m'a refilé un troisième verre de bière. Quarante minutes plus tard, un verre de champagne se trouvait dans mes mains alors que l'alcool et la fatigue avait presque raison de moi...!

Le lendemain matin, ma famille et moi avons décidé d'aller visiter le village de Martin Luther (1483-1546), soit Wittenberg.

Après avoir marcher un peu dans les rues, nous avons visité l'église où Luther a afficher ses 95 thèses en 31 octobre 1517 à la suite des abus de l'Église pour les Indulgences. Ces Indulgences fut un moyen pour l'Église de régler un "problème d'argent", car celles-ci étaient une façon pour les habitants d'acheter leurs pêchés.

Nous nous sommes par la suite arrêtés sur la place publique pour déjeuner et nous avons assistés à deux mariages. Comme les deux couples de mariés sont entrés dans l'hôtel de ville, j'ai demandé à ma mère d'accueil si c'était une mode ou une façon courante de se marier au civil plutôt qu'à l'église. Elle m'a répondu qu'en Allemagne, il était obligatoire de se marier à l'hôtel de ville et qu'à cause de cela, les gens célébraient normalement leur mariage deux fois (une fois à l'Église, une autre à l'hôtel de ville).

Place publique de Wittenberg (moi, j'ai mangé là où y'a les parasols oranges! Et l'hôtel de ville (qu'on voit pas) est l'immeuble à gauche complètement, le blanc!)


Lorsque le premier couple est ressorti, j'ai pu voir une autre tradition allemande. Il s'agit de découper un coeur déjà tracé dans un drap avec l'aide de petit ciseau...! Allez savoir d'où ça vient!

Nous sommes arrivés en début d'après-midi au château. Après une petite sieste (on dort tellement peu avec des enfants..!), nous sommes redescendus dans le jardin pour prendre le "kaffee kuchen", sorte de collation vers 15-16 heures de l'après-midi constituée de gâteaux que l'on prend (bien sûr) avec du café. Puis en soirée, nous avons pu mangé un vrai méchoui; un agneau (qui m'a d'abord levé le coeur en le voyant!) cuit sur des braises d'un feu de bois. C'est franchement meilleur que ça en a d'abord l'air!

Après ma sieste, j'avais passé l'après midi à marcher dans le parc où j'ai rencontré une fille avec qui j'ai discuté un peu. Après un moment, je l'ai complimenté sur sa robe, car elle était vraiment belle et elle semblait être fait de façon artisanale (en fait, c'est un morceau de tissus attaché au cou..!).

Le parc tel que vu de notre balcon

Quelques minutes plus tard, on arrive près d'un lac et celle-ci me fait état de ses envies. Si je comprenais bien, elle désirait se faire bronzer nue dans le champ et aller nager dans un lac du parc. Soudain, des doutes sur son orientation sexuel me viennent à l'esprit et un désir pressant de rentrer au château s'en suit. Tant bien que mal, je réussis à la convaincre que je n'en ai pas du tout l'envie et on continue notre chemin. Dès mon arrivée au château (saine et sauve!), je tente de rejoindre ma mère d'accueil qui était justement en train de parler avec des Françaises (ça fait toujours du bien de rencontrer des gens qui parlent français!)

Le lendemain, avant d'aller déjeuner, je fais part de mon "étrange" rencontre dans les jardins du Schloss Wiesenburg. Elle me dit alors qu'ici en Allemagne, c'est chose commune que de se faire bronzer nu ou de se promener nu (à la maison, bien sûr!). Elle raconte même que les saunas sont mixes et qu'il est obligatoire de se mettre nu! (Hum! Pas de sauna cette année, j'ai l'impression!)

Un déjeuner typiquement allemand nous attendait: pains, Brotchen et saucisses! Je me suis contenter de manger les céréales préalablement acheter à l'épicerie la veille avec ma mère d'accueil, chose qui a -selon ses dires- choqués les allemands autant que si quelqu'un déjeunait avec un T-bone... Enfin! Différentes moeurs, quoi!

Une fin de semaine dans un esprit très allemand, mais très agréable tout de même!

mercredi 23 juillet 2008

12. Zwolf

Être là pour aider. C'est le pourquoi de moi en Allemagne. La raison de ma migration. Le but ultime à accomplir ici. Je suis Aupair; j'aide les parents à s'occuper de leur enfant (heureusement, il n'y en a qu'une seule!)

De façon globale, je suis plutôt satisfaite de mon travail et du résultat que j'obtiens à la suite de longues séances de "gilou-gilou". Je veux dire, après une semaine et demie, c'est un miracle d'avoir pu donner à une enfant carnivore des concombres. Ou alors, d'avoir insérer dans sa petite routine l'infernale exercice de se brosser les dents après chaque repas sans qu'il n'y ait trop de pleurs. Ou encore, d'arrêter (presque) tous drames existentiels en l'espace de 2 ou 3 minutes. J'veux dire, c'est quand même un peu bien, je crois, non?

En plus, je suis "quand même" estimable sur le plan travaux domestiques. Il faut dire que y'a une femme de ménage qui vient une fois par semaine, mais il y a tout de même des trucs qui ne peuvent pas attendre, comme le linge, nettoyer la table, le comptoir, etc.

Je me sens donc très efficace dans mon travail.
Cependant... l'erreur est humaine.

Et normalement, lorsqu'on fait une erreur, on recule d'un pas ou deux.

Hmmm. Mettons que je recule à shots de six-sept!

Comme hier, quand j'ai mélangé le bouton de la lumière avec celui de la sonnette stridente... à minuit et demi...
Vivement le réveil du bébé.
Ses pleurs jusqu'à 1h30 du matin.
Et ma mère d'accueil, exténuée, qui devait se réveiller à cinq heures du matin!
On se sent.... comment dire... cheap dans ce genre de situation!

mardi 22 juillet 2008

11. Elf

D'une ville à l'autre, les moyens de transport diffèrent parfois de beaucoup. Ainsi, à Montréal, par exemple, la voiture, l'autobus et le métro sont les modes de transport les plus utilisés.

En Allemagne, c'est tout autre. La bicyclette est si utilisée qu'elle a priorité sur tout (sauf sur le virage à droite -que je saisis pas encore bien!) Les jeunes et les moins jeunes apprécient le vélo pour sa commodité pour les distances trop courtes pour être faites en autobus/métro/train/voitures mais trop "longues" pour être faites à pieds -ce qui représente un assez grand pourcentage des déplacements, je crois.

C'est ainsi que samedi soir, vêtue d'une robe, j'ai embarqué sur un vélo accompagnée d'une autre fille Aupair, elle... chaussée de talons hauts! Spécial? Non... on avait à rejoindre un autre groupe de filles en vélo.... elles aussi habillées en robes de soirée.

On aurait dû se ramasser une gang de petites filles habillées en robe sur des vélos (j'ai des souvenirs d'enfance de randonnées de quartiers en vélo avec des amies...!) mais le problème... c'est que je n'ai pas fait de vélo depuis au moins 10 ans!

Après avoir pris trois verres de vin au souper, pour célébrer les 15 ans de vie en Allemagne de ma mère d'accueil, ce n'était peut-être pas la meilleure des idées!

Le vélo, déjà un peu grand, représentait pour moi un défi de taille: Comment conjuguer élégance, vélo et robe? Impossible. Et puis, même si le vélo, ça ne s'oublie pas, il faut quand même se réhabituer! Rajoutez à ça le fait que j'étais déjà un peu pompette par l'alcool du souper... ça promettait d'être toute une aventure!

J'ai eu l'air stupide sur 25 mètres environ... juste le temps qu'on rie assez de moi et de se rendre compte (à mon grand soulagement!) que les roues étaient dégonflées! Non mais... vous m'auriez vu sur un vélo, en robe, à la fin d'une soirée?

Sortez les caméras!

lundi 21 juillet 2008

10. Zehn

Se débrouiller pour se faire comprendre dans une langue qui n'est pas la nôtre demande parfois "un brin" (beaucoup!) d'imagination...

Ainsi, en entrant au Schützenfest, une odeur semblable à celle d'une crème brûlée en train de chauffer est venue me chatouiller le nez:
- Hmmm! Das stinkt gut!!
Traduction: "Ça pue bien!!"
...!
Original!

Le peu de mots qu'on connaît nous entraînent quelques fois à dire plus de mots qu'il devrait en avoir pour dire quelque chose de court:
Deutsch ist schwier und English ist gegen mit Deutsch.
Traduction: L'allemand est difficile et l'anglais est le contraire de l'allemand.
Réalité: L'anglais est facile en comparaison à l'allemand.

Une autre fois, dans la maison, alors que je cherchais le balai:
- Hey! I'm looking for the... hmmm... the (geste d'une fille qui passe le balai...)
- Hmm..? The what?
- Hmm... You know the "shik, shik" (geste d'une fille qui passe le balai avec bruit de balai...!)
- Heu?
- Heuuuuu... You know, the "car" of the witch, to fly in the sky!

Une autre, très complexe:
- (Moue d'interrogation et dessin dans les airs du point d'interrogation) nicht "glou-glou" (son accompagné du geste de boire) in a bar ober in a café? Ich (imitation d'une fille qui a peur) das (pointe le ciel) "gluck-gluck-gluck-shiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!" (avec doigts et mains qui bougent de haut en bas). Ich liebe nicht sein mit wasser. (Traduction: Je n'aime pas être avec l'eau.)
Traduction intégrale: Pourquoi ne pas aller boire dans un bar ou un café? J'ai peur qu'il pleuve et je n'aime pas être mouillée!

Parfois aussi, quand on se retrouve avec des gens qui parlent différentes langues, on mélange un peu celles qu'on connaît déjà:
- Darum no vamos a la discotheca mit them?
- Was??
- I mix all languages... Désolé... heu... sorry!

Comme l'immersion linguistique est une situation où l'apprentissage se fait (et doit se faire) vite, il faut développer des trucs pour se rappeler des dizaines de mots nouveaux qu'on apprend chaque jours:
- Was ist (imitation d'une fille qui force)?
- You mean... difficult?
- Ja.
- Schwier.
- Shwa-eur.
- Nein! Schwier.
- Sveur, swar, sfiaw...?
- Nein, nein, nein! "Schwier"!
- Haaaaaaaaaaa!! "J'faire!"
- Ja!!!!!!!!!!!! Gut!!

On vient aussi à se créer de drôles d'images en association avec les mots. Vacances en allemand est "Umlaud", mais on (je!) l'entend "hum-la-u't". Pour une raison quelconque, c'est l'image d'une fille avec des lulus sur le bord d'une piscine à vagues en train de faire du cerceau qui m'est venue à la tête... Kitsch à souhait et... pas tout à fait la définition que je me fais du mot vacances!

Et pour finir, quelques vieilles:
- So... you are going to the "crunch" every Sunday?
- The what?
- Hmmm.. the crunch... the chtunch... the God's House!
- The church!!

- Can I have mushrooms, carrots, red and green peppers and those little green trees?
- Brocolis?
- Heu... yeah... brocolis please!

- I need some pepper.
- Pepper?
- Yes.
- We don't have pepper here.
- How comes?!
- Do you mean "paper"?
- ... Yea...

dimanche 20 juillet 2008

9. Neun

Ce qui est fantastique de vivre dans un rayon de cinq kilomètres, c'est de pouvoir sortir le soir dans des clubs ou bars au centre-ville et de revenir à pied chez soi en 15 minutes.

L'Europe a bien pensé le Nightlife...!

(Hum....!)

vendredi 18 juillet 2008

8. Acht

La bouffe allemande (des saucisses, du pain, des patates, des saucisses, du pain et encore des patates), outre le fait qu'elle soit un peu "limitée" reste tout de même extrêmement surprenante, car il est probablement possible de manger de la saucisse à tous les jours, sans pour autant que ce soit la même sorte de saucisses et ce, pour au moins un mois -sans joke!

Le truc le plus surprenant cependant, c'est que dans les petits Imbiss (casse-croûte qu'on trouve partout où l'on mange généralement debout), on ne retrouve habituellement que trois sortes de saucisses: la Currywurst, la Schinkenwurst et la Bratwurst, c'qui fait que même si on aime beaucoup la saucisse (comme moi), on s'en lasse rapidement (comme moi)!

Assiette de saucisse, de salade et de salade de patates à la moutarde (j'pense) dans un restaurant

mercredi 16 juillet 2008

7. Sieben

Deux jours après mon arrivée, je suis partie à Hambourg. Nous avons couchés au Gastwerk Hotel, une ancienne usine de gaz restaurée en hôtel de luxe quatre étoiles (ou cinq?!). Le nom forme en allemand un jeu de mot; Gast signifie invité et Werk "cher", donc "Chers invités"... on comprendra le lien avec l'usine de gaz (Gas en allemand..!)

Le "Rathaus", l'hôtel de ville d'Hambourg


Hambourg est une ville portuaire de 1,8 millions d'habitants. C'est la deuxième plus grande ville d'Allemagne (après Berlin) et le premier port en importance du pays. Géographiquement, elle se trouve au Nord, à l'embouchure du fleuve Elbe et se trouve assez près de la Mer du Nord.

Vue sur un canal, tout près du Rathaus


Hambourg, comme la plupart des villes d'Allemagne (d'Europe?!), possède plusieurs petits quartiers bien distincts, dont celui d'Altona. Un nouveau développement est en train de se bâtir également dans le Blankenese, où des entrepreneurs ont eu l'idée d'acheter les greniers (usines et manufactures du port) pour en faire des complexes de luxe... des paradis de luxe plutôt. Lorsqu'il sera fini, ce sera un des endroits les plus chers à vivre en Europe.

Une autre vue


Mais j'ai principalement concentré mon énergie sur le centre-ville d'Hambourg, avec l'impression parfois de me retrouver à Venise. Un tour de bateau offre même de visiter ces canaux... c'est donc pourquoi j'ai choisi de prendre le Kanal Tour... pour finalement, me ramasser en plein milieu du lac avec le mal de... lac?!

L'entrée du St-Michaels Kirsche


J'avais tout de même la détermination de faire l'autre trajet de bateau mais le tour de deux heures m'a achevée! J'ai donc continué ma route -à pied et en autobus!- pour aller jusqu'au St-Michaels Kirche, monter dans sa tour, redescendre et aller ensuite à la St-Nikolai Kirche.

Deux vues de la tour de l'église St-Michael, dont la première qui donne sur la St-Nikokai


L'église a été bâtie entre 1845 et 1874 pour être détruite presque un siècle plus tard par l'opération Gomorrha, en 1933. Les restes de l'église sont une commémoration pour les victimes de la guerre. Hambourg a, en effet, été l'une des villes les plus touchées par les raids des avions pendant la Deuxième Guerre mondiale. Edith Breckwoldt a fait "L'Ange Terrestre" en 2003 en cet honneur sous laquelle on peut lire en différente langue: "Prends ma main et je te conduirai d'où tu viens."

L'oeuvre d'Edith Breckwoldt devant la tour de St-Nikolai


Un tour de 75 mètres nous mène au clocher où on a une vue spectaculaire (mais moins qu'à l'église St-Michaels!) sur la ville d'Hambourg.

dimanche 13 juillet 2008

6. Sechs

Aujourd'hui, nous sommes allés au Shuschzenfest...
(Recherche Google... aucun résultat)
au Schluchzen fest
(Recherche Google... aucun résultat)
(Recherche dans le dictionnaire... Schluchzen: sangloter...! Mon Dieu! C'pas ça du tout!)
Troisième tentative: Schutzenfest
(Recherche Google... 1 100 000 résultats... bon!)
(Recherche dans mon Robert: Protéger... Ha! Ça a de l'allure! Ça doit être ça!)

Le Schützenfest est un festival traditionnel qui a lieu à Hanovre, mais aussi, partout à travers le monde, pour célébrer les chasseurs et tireurs... (ou un truc du genre..!) À Hanovre, c'est le plus important et gros (d'après ce qu'on m'a dit!) festival du genre.

Nous y sommes donc allés toute la famille pour profiter de la belle journée, manger de la Currywurst et faire un tour de grande roue! J'ai aussi goûté au traditionnel Schnapp (dans ma tête, une petite liqueur alcoolisée sucrée aux fruits... à mon visage, on voit bien que c'est pas ça du tout!)

Voici quelques photos:
1- Le stade de soccer d'Hanovre, très beau!


2- Une vue du Maschsee Nord, le lac d'Hanovre.


3- Une vue de l'Hotel de Ville d'Hanovre... notre maison y est sans doute, mais je ne saurais vous dire où exactement!


4- Le fameux Schnapps!

5. Fünf

Le trajet (long d'une vingtaine d'heures..!) d'avion c'est effectué dans différentes -et controversées- émotions; du regret à l'excitation, de la fatigue à la frustration d'avoir les jambes coincées derrière un siège d'avion trop proche et de la peine d'avoir quitter Montréal et tout ce que cela comprend à la hâte de quitter l'avion... tout y est passé!

Cependant, quand le pilote de l'avion annonce à l'intercom qu'il ne restait plus que 20 minutes avant l'arrivée, le summum de la joie m'a envahi.... jusqu'à l'atterrissage où une peur soudaine -celle où on se dit: cette fois-ci, c'est vrai!- m'empêche de me lever de mon siège. Mais j'étais loin d'être au bout de mes peines.

L'aéroport, petit, petit, petit, était situé au milieu d'un village, petit, petit, petit aussi... sans building et sans véritable attraction visible... Mais où étais-je?? Hanovre, une ville?? "Nein!! Das ist ein klein Dorf!" Oui... un petit village! à peine 1 100 000 d'habitant avec... l'agglomération. Ce qui ne fait même pas le nombre d'habitants à Montréal. Et directement à Hanovre? Un peu plus de 500 000 habitants... Trois fois moins qu'à Montréal!!!

J'arrive à la douane dans cet état d'esprit, mi-paniquée, mi-fatiguée et mi-quelque chose d'autre... Le douanier me demande ce qu'une fille comme moi (avec le visage terrorisé de ce qui l'entoure -c'est à dire, rien!) fait ici à Hanovre.

Je sors du grenier un anglais plus que boiteux (na mais... c'est toujours quand il faut pas que ça bloque que l'anglais coince!) et j'essaie d'expliquer au douanier que je suis ici jusqu'au moins d'octobre (gna...!) et que je vais dans une famille...

- Where are you going to stay?
- On Vereinstr street...
- Vereinstr street??
- Something similiar to that.... I have the adress on my bag.
- Hum...

Le douanier, pas plus que moi d'ailleurs, ne comprends absolument rien de ce que je tente de raconter. Lui et son ami douanier se consulte en allemand, semble s'interroger puis décide de m'escorter jusqu'à ma famille. Das ist ein shön Empfang!! Sehr gut! Sehr gut!

Après un charabia inquiétant (de mon point de vue) entre ma mère d'accueil et le douanier, on me redonne mon passeport et tout rentre dans l'ordre!

- This is not Vereinstr Street... Das ist "fer-einestr" Straße!
- Ha... Fer-einstr... a bit different of Vereinstr..!
- Héhé! Ja! A bit different..!!

Me voilà bel et bien en Europe, en Allemagne! Après une dizaine de minutes en voiture, nous voilà au centre-ville (hein?!) et également, dans mon nouveau chez-moi. Little bit empty! Where is everybody? Ha! c'est vrai... 500 000 habitants!

Aussi, à moins de 5 minutes de marche, on a deux marchés, un dépanneur et la rue principale où l'on peut trouver de tout. Géniale! Et après? On va pas plus loin? "Nein! Das ist gut, hein?" Ha oui... gut, gut en masse... assez différent de mes parcours d'autobus de 30-45 minutes...! Mais bon! Vivons l'expérience à fond et réduisons notre territoire à... 5 kilomètres carrée! Et pourquoi pas d'ailleurs?!

Première journée un peu terrifiante donc... Beaucoup de changements, beaucoup d'attentes insatisfaites, mais tout de même, des belles surprises, un nouveau mode de vie à découvrir et plusieurs expériences nouvelles et agréables!

jeudi 10 juillet 2008

4. Vier

C'est probablement le dernier billet que j'enverrai du Canada... Enfin, d'ici un an. La dernière journée à Montréal a quelque chose de mélancolique. On essaie de tirer le maximum de souvenirs de chacune des choses qui ont habité notre quotidien. Autant les maisons que les arbres et que le vent...

C'est les derniers appels d'au revoir, les derniers moments avec la famille et amis proches, les derniers tout...

Ce soir, à 19h49, je serai dans un avion qui commencera à quitter le sol. Je passerai par Philadelphie, Londres puis Hanovre, à 15h30 environ, demain matin.

lundi 7 juillet 2008

3. Drei

À trois jours du grand départ.

Liste des choses à faire.

1- Appeler le dentiste et prendre un rendez-vous.
2- Faire la carte internationale étudiants.
3- Déposer un chèque de paye.
4- Passer à la caisse pour les chèques et cartes et tout le tralala...
5- Faire le dernier devoir du cours d'été.
6- Faire les valises.
7- Faire le ménage de la chambre.
8- Piscine et bronzage.
9- Manger au resto avec les amis.
10- Faire le party.
11- Voir Grand-Maman.
12- Régler les derniers trucs à la job.
13- Régler les dernières factures.
14- Faire un tour à l'appart pour ramasser les lettres.
15- Déposer les clés.
16- Acheter un adaptateur.
17- Faire un back-up de mon laptop.

Liste des choses qui seront faites:
1- Dépôt du chèque de paye.
2- Piscine et bronzage.
3- Resto et amis
4- Grand-Maman.

On a pas tous les mêmes priorités!!!

vendredi 20 juin 2008

2. Zwei

Partir -comme déménager- est un véritable casse-tête de paperasses interminables dans lequel on finit indéniablement par se perdre. En faisant mon changement d'adresse à la RAMQ, SAAQ, AFE, RRQ, LE et chez Bell, Accès D, Desjardins, Assurance X, Poste Canada, Médecin Y, Dentiste Z et autres, je me suis rendue compte que j'existais sous la forme de numéros alléatoires dans des organisations d'abréviation qui me viennent en tête une fois toutes les deux ans - ou à peu près..!

On a beau faire une liste, pour une raison que j'ignore, celle-ci n'est jamais exaustive et à chaque point, un élément nouveau et imprévu se rajoute pour faire en sorte que la liste ne réduit jamais... C'est comme un rêve où on n'arrive jamais à la ligne, qui pourtant, semble à quelques mètres de nous! Sauf que là, ce n'est pas un rêve et que le chemin est moins défini qu'une ligne droite, autrement dit, l'impression constante de flotter dans le vide sans savoir où on va et quand est-ce que la liste de personnes à rejoindre sera épuissée!

Vaguement décourageant!

mercredi 18 juin 2008

1. Ein

C'est étonnant parfois de se rendre compte à quel point il est difficile de bien cerner une situation, ou à quel point, soudain, celle-ci nous apparaît démente.

Je pars en Europe dans moins d'un mois, et ce, pour un an. Destination: l'Allemagne. À quel moment j'ai choisi cela? La décision s'est tellement étendue à travers l'année 2007-2008 qu'elle s'est presque imposée d'elle-même!

C'est peut-être un peu pour cela que j'ai toujours un peu de la difficulté à croire que je pars, que je quitte le Canada. Avant que mon délai de trois mois ne s'écourte à un mois et demi, je n'avais pas bien saisi le sens des mots: "Partir" et "Quitter" et de tout ce qu'ils impliquaient.

Enfin, aujourd'hui, ce matin, j'ai eu une de ces prises de conscience qui font réaliser que le temps est une chose très relative. Qu'un mois puisse soudainement se transformer en trois semaines en l'espace de deux-trois jours (car on arrondit toujours..!), m'a fait paniquée. Trois semaines...

Et cette panique m'a fait réaliser qu'il était peut-être temps de commencer mon blogue, car le voyage, à mon sens, commence bien avant l'embarquement dans l'avion...! Le voyage, il commence dès que l'idée des adieux devient concrète! Et c'est le cas pour moi...!